Tuesday, 1 October 2013

Week-end sportif/spirituel : RAFTING !


Samedi, levé aux aurores, départ pour la rivière Bhote Kosi, au nord de Katmandou ! On est une belle équipe internationale : 1 Norvégien, 1 Hollandais, 1 Canadienne, 1 British, 1 Russe et puis 1 Française en ma personne. On va faire du rafting !
Le briefing a été clair : sur une échelle de 5+ (eau puissante), on « raftera » du 3+ voire 4. Adrénaline garantie !
On part donc en bus, avec quelques autres touristes sympas. Trois heures de trajet dans la vallée verdoyante, vraiment chouette !
Et puis arrive le moment du départ : on est tous un peu fatigués, un peu assoupis par le trajet. Mais l’eau fraîche va nous réveiller, aucun doute là-dessus ! On reçoit des instructions et une mini-formation sur la marche à suivre et sur les consignes de sécurité si le bateau se retourne, si on se retrouve à l’eau, etc… Espérons qu’on n’en ai pas besoin ! Mais bien vite, nous voilà partis : la rivière (qui nous arrive du Tibet) est par endroit vraiment tumultueuse, et par endroit très calme. C’est bien cette alternance, ca permet de se reposer un peu, de reprendre son souffle et surtout d’avoir le temps entre 2 rapides pour admirer la magnifique vallée, ses villages, ses villageois qui se baignent ou font la lessive dans la rivière, ses stupas, les singes sur les rives… Bref on en prend plein les yeux ! Et plein d’eau sur la tronche aussi. Certains rapides sont vraiment sportifs, et on rigole bien ! Notre guide est super, nous hurle des ordres et si on a survécu au rapide, alors on fait un « check-pagaie » (c’est intraduisible ce concept). Tout au long de la descente, on est escorté de 2 kayaks, qui sont là en cas de pépin. Bref, sécurité assurée ! (ca c’était la phrase pour Maman).
Au bout d’un moment, on fait une pause déjeuner sur le bord de la rivière. Les kayakistes se transforment alors en cuistot, pendant que notre guide nous fait faire un jeu débile mais bien marrant avec les pagaies. Puis l’heure de la dégustation sonne : salade, pâtes, salade de fruits… Pas mal du tout pour une cuisine faite sur le pouce !
Pas le temps de digérer, nous voilà repartis pour encore 2 heures. Comme on est que 2 nanas sur notre bateau (et 6 bonhommes), ils nous font monter à l’avant, là où la responsabilité est la plus grande comme on coordonne le mouvement des pagaies, et puis là où on se fait rincer le plus. Le guide ne nous a pas dit, mais on entre dans la partie la plus puissante des rapides… Un p’tit rigolo celui-là. Bref tous les mecs étaient de mèche. On en a chié, mais on a tellement rigolé toutes les 2 avec la Canadienne qu’on a pas remarqué que cette dernière avait foutu un coup de pagaie dans la tronche du Russe, qui du coup avait une dent branlante et pissait le sang. J’ai appris ca que le lendemain. Ca prouve à quel point j’étais concentré à la tâche !
Je suis tombée à l’eau 2 fois : une fois parce qu’on faisait des acrobaties sur le raft et que du coup c’était obligé de se ramasser, la seconde fois parce que j’en vais envie. Un genre d’auto-sabordage. Par contre le Russe lui il s’est ramassé contre un rocher et s’est bien amoché le genou, mais c’est un peu de sa faute parce qu’il se tenait pas du tout au bateau. Et puis il était chiant et critiquait tout ce que disait le guide. Remarque entre sa dent et sa jambe, il a gagné sa journée.

Au final on était crevés, et contents de retourner dans le bus pour le trajet retour. D'ailleurs, pendant ce trajet, un immense sommet blanc sort des nuages : L'Everest ? On ne saura pas, mais c'est vraiment beau...

Une fois rentrés à Katmandou, on saute dans un taxi avec Miko direction Bodnath, où nous allons passés la nuit dans le monastère tibétain de Shechen, là où Mathieu Ricard séjourne (Mathieu Ricard étant l’interprète en langue française officiel du Dalaï Lama et l’auteur de nombreux livres sur le sujet). La chambre est très spartiate, mais fonctionnelle. Et puis on est au monastère, pas au Club Med. Et puis on est au Népal, pas à Miami. Donc on s’en fout.
On va manger dans un p’tit resto tibétain recommandé par la réceptionniste tibétaine. Un tout petit endroit, tenu par une famille : la mamie et la petite fille gèrent le service. Je tente un truc énorme : le fameux « butter tea » (thé au beurre), la boisson tibétaine de référence. Même Brad Pitt en boit un dans le film « 7 ans au Tibet ». Si je me souviens bien il est pas trop fan. Ca se comprend : à la première gorgée, je me suis demandée comment j’allais réussir à avaler ca. Comme son nom l’indique, le butter tea est composé de beurre, de sel, de thé noir, d’eau et de lait. Voilà. C’est régime, c’est savoureux… Au 15ème degré. La petite mamie vient me voir et me demande si j’aime. « Euh c’est spécial hein ! » réponds-je. J’ose pas la froisser, alors je continues à boire un peu.
Puis arrive notre énorme soupe tibétaine de légumes frais. Quelle chance ! Les saveurs de la soupe se marient bien avec le thé infâme et du coup, chaque gorgée de la boisson se fait plus facile. J’irai pas jusqu’à dire que j’ai finalement adoré le breuvage, mais c’est peut-être comme le caviar : plus t’en manges, plus tu aimes. Bref, j’ai fini ma tasse, en bonne fille que je suis. La mamie était contente, mes poignées d’amour aussi.
On est rentré et on s’est écroulé dans le lit. J’ai rêvé que je pagayais toute la nuit.









































































































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