Tuesday, 1 October 2013

Week-end sportif/spirituel : MONASTERE DE SHECHEN


Réveil à 5h du matin par le gong et les chants. Je saute de mon lit, me dépêche de m’habiller : la réceptionniste a dit hier que les rituels du matin commençaient à 6h. Ni une ni deux, me voilà dehors. Mais là, surprise : plus aucun bruit. J’aurai alors rêvé ? Je croise des moines en tenue pourpre, mais tous sortent du monastère… Qu’est-ce qu’ils bricolent ? Je les suis discrètement dans les rues. A 6h du matin, les Népalais sont déjà très actifs. Et ici, à Bodnath, quartier des réfugiés Tibétains, ca veut dire un tas de gens dehors avec un mala (un rosaire) entrain de réciter des mantras. J’arrive finalement à la grande stupa, ayant perdu la trace des moines. Là, grand moment : pas une ombre de touristes à l’horizon. Juste des moines, des Tibétains, des Népalais, des pigeons, des bougies, de l’encens… Et tout ce monde tourne autour de la stupa (pas les pigeons cela dit) en marmonnant des mantras dans le soleil levant. C’est beau !
Je retourne au monastère, bien décidée à savoir ce que les moines fabriquent sachant qu’ils sont censés faire leurs rituels. Je demande au gardien de nuit à quelle heure ca commence, en népalo-anglo-langue des signes norvégienne (que j’utilise systématiquement à mes dépends dès qu’une personne ne me comprend pas). Il me montre le bâtiment principal du monastère. Bon c’est pas bien clair tout ca. Je décide d’aller dans le bâtiment, à pas de loups, je sais pas si j’ai le droit. Je me fais attaquer par les 2 chiens de garde et réveille tout le campement. Bien bien, très discret !
Je commence à être sacrément ronchon alors je rentre à la chambre. Miko dort toujours. Je prends un bouquin et j’attends. Je sais pas trop ce que j’attends au juste. Avec tout ca, il est déjà 6h40. Finalement, on prend le petit déjeuner, la réceptionniste commence sa journée et opine du chef que « non non vraiment je ne comprends pas normalement les rituels sont à 6h ». Bon, rien ne sert de s'énerver, alors je lui dis que c’est pas grave et puis voilà.
J’ai oublié de préciser que l’hôtel est bourré de Français, puisque le monastère est très connu pour Mathieu Ricard. Un truc drôle avec les Français : partout dans le monde, ils se croient à la maison. Un type me croise dans les escaliers et me dit « bonjour ». J’ai eu envie de lui dire qu’ici au Népal, soit tu le dis en népalais, soit en anglais. On ne peut pas s’attendre à ce que LE MONDE ENTIER comprenne le mot « bonjour ». Je crois que c’est entre autre pour ca qu’on a cette vieille image de types arrogants à l’étranger. M’enfin.

J’ai rendez-vous avec un médecin tibétain, en médecine tibétaine donc. Consultation bien spéciale : elle me demande quel est mon problème, pose 3 doigts sur l’intérieur de mes poignets et appuies plus ou moins fort, l’air très concentré. Puis me pose des questions très à-propos, auxquelles je me vois forcée de répondre « oui » à chaque fois tellement elle vise juste. Impressionnant. Finalement, 25 minutes après, elle me donne une ordonnance et s’ensuit une petite course à travers le bâtiment pour payer les médicaments, puis revenir les chercher dans un autre bureau, etc. Coût de l’opération (consultation + médocs) : 3, 54 euros.
Finalement, il s’avère que les médicaments à base de plante ont un goût d’encens. Q’il faut mâcher longuement. Vous mangeriez de l’encens vous ? Ben vous avez raison, parce que c’est DEGUEU. Encore heureux que la rasade de butter tea ne soit pas incluse dans le traitement…

Pour me remettre de mes émotions, je rejoins Miko pour un massage ayurvédique de 90 mn. Là déjà, ca va beaucoup mieux… J

Puis déjeuner chez la mamie tibétaine avec un bon momos, plat typique népalais ! On mange en regardant la vie de la rue, les femmes habillées en tenue traditionnelle tibétaine, les touristes, les hommes saints hindous tout d’orange vêtus… On s’ennuie jamais dans ce pays !

Puis je me rends au studio de yoga du coin pour une mini-conférence avec un Tulku Rinpoché (grand maître bouddhiste), ayant pour thème « la gestion de la joie et de la souffrance tout au long de la vie ». Vraiment intéressant, surtout que le bonhomme est petit, assez jeune, et nous parle de grands concepts bouddhistes en utilisant en guide d’illustrations ou de métaphores des fils bollywoodiens, Avatar et j’en passe… Un bon moment, qui fait réfléchir et permet de repartir avec quelques nouveaux outils !
Un week-end riche en adrénaline et en spiritualité… Un bon équilibre, non ?








































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