Ah samedi… mon seul jour de repos de la semaine, alors on
en profite ! Levés pas trop tard, on prend la route pour Patan, pour une
seconde visite. Oui, la dernière fois c’était mercredi, et c’était tellement le
bazar (cf « Le jour où on a essayé de célébrer Krishna) qu’on a rien pu
voir.
Arrivés sur place, on se prend une bonne averse de mousson.
Un truc violent, qui dure. Etant en tongs, on en a pleins les pieds. On cherche
Durbar Square, mais on se perd un peu parmi les petites ruelles de Patan,
magnifiques et presque secrètes. C’est calme ici, peu de circulation, donc peu
de bruit. On tombe au hasard de nos pérégrinations sur une placette avec un
temple hindou et une belle statue du Bouddha. Plus loin, une stupa, avec des
fidèles habillés de couleurs qui s’agglutinent sous un petit auvent pour éviter
les gouttes. C’est vraiment un chouette endroit !
Et puis on arrive à Durbar Square, qui était noir de monde
mercredi dernier. On commence par le musée de Patan, l’un des meilleurs du pays
apparemment. Effectivement, on est pas déçus ! Le musée se situe dans
l’ancien palais royal. Un beau bâtiment, fait de briques avec des fenêtres en
bois foncé sculpté. Ca vaut le détour ! Et dans le musée, c’est une
succession de statuettes, avec d’excellentes explications qui permettent
(enfin) de s’y retrouver un peu parmi les milliers de déités hindoues. Côté
bouddhiste, on nous explique comment reconnaître telle ou telle forme de
Bouddha, en étudiant la position des jambes, des mains, ou les signes
particuliers (la Tara aux 7 yeux, etc). Pour information, s’asseoir sur une
chaise avec les 2 jambes touchant le sol est appelé ici « s’asseoir à
l’européenne ». Ca nous a fait sourire, parce que pour nous ca paraît
tellement évident ! Faut dire que les Népalais ont une bonne demi-douzaine
de façons de s’asseoir, mais pas celle-là. Type lotus avec pieds dans les aines, ou bien juste jambes croisées, ou bien une jambe croisée/une jambe étendue, ou bien agenouillé, ou bien debout en diagonale... Bref.
L’importance de ces 2 religions au Népal est aussi
expliquée, ainsi que leur naissance et propagation sur le continent
sud-asiatique. Vraiment passionnant !
En sortant, on fait un petit tour sur la place : il y
a des discours, du monde, de la musique, des chants. En fait, il semblerait qu’il
y ait une manifestation politique en vue des prochaines élections. Les drapeaux
sont rouges, avec une faucille et un marteau. Ca sent le parti communiste !
Un peu plus loin, une série de concerts et de danses sont organisés dans le but
de récolter des fonds pour soutenir les victimes des inondations dûes à la
mousson. Bref, c’est pas la pagaille de mercredi, mais c’est pas calme non plus !
Mais sans cette agitation constante, de jour comme de nuit, je crois qu’on
finirait par s’ennuyer sévèrement…
La dernière photo, pour ceux qui auront le courage de les regarder toutes, c'est la Maison Penchée. Elle appartient à nos voisins, et on se demande comment elle a résisté au tremblement de terre. C'est la tour de Pise façon népalaise !
La dernière photo, pour ceux qui auront le courage de les regarder toutes, c'est la Maison Penchée. Elle appartient à nos voisins, et on se demande comment elle a résisté au tremblement de terre. C'est la tour de Pise façon népalaise !
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