Monday, 27 January 2014

Jour 9 : L'horrrrrriiiiiible marche de 8,5 heures jusqu'à Ghorepani

Levés 6h45 et prêts à monter sur nos chevaux difficilement loués la veille. On sait de réputation que les 2 jours qui suivent vont être rudes... 2000 mètres de dénivelé qu'on nous a dit. Le "on" a zappé de préciser que ces 2000 mètres sont autant d'escaliers en grosses pierres inégales, un cauchemar quoi. Bref, à ce moment-là, on ne le savait pas encore.

La stratégie : prendre des chevaux pour faire une partie de ce trajet difficile et ainsi éviter de trop tirer d'un coup sur ma cuisse. Hyper intelligent je vous l'accorde. Sauf qu'on a attendu une bonne heure sur le bord de la seule ruelle du village que nos chevaux arrivent. On a croisé tous les autres trekkers, prêts à s'attaquer à la montagne et étonnés de nous voir là, de bon matin, à perdre du temps assis sur des cailloux.
Finalement, les chevaux (enfin gros poneys) sont arrivés. Sauf que la selle et tout l'attirail n'ont RIEN à voir avec ce qu'on connaît. C'est très joli, fait à la main avec des matériaux locaux, mais du coup ca tient pas terrible. Nos chevaux sont chacun tenu par un népalais (un père et son fils) qui nous portent aussi nos sacs, "pour pas que le cheval porte trop de choses lourdes". Il faut dire qu'on a pas le gabarit népalais. Alors déjà, moi, être sur un cheval avec un bonhomme qui tient la longe et porte mon sac, je suis pas fan. Ca fait très féodal, ou colon, ou aristo ou ce que vous voulez. D'autant plus que c'est le fils de 13 ans, qui grimpe la montagne en chaussures toutes pourries. 
Et puis arrivent les premières marches des escaliers sans fin. Un cheval dans les escaliers ? Oui oui, et moi qui me cramponne comme une folle pour ne pas tomber, car la selle n'est pas du tout bien attaché. 
Au final, 3 ou 4 heures après et arrivés à mi-chemin à Sikha, les chevaux font demi-tour. Je n'ai certes pas marché, mais j'ai les cuisses et les bras en feu d'avoir agrippé ce brave cheval de partout pour ne pas me casser la tronche.
Miko lui va très bien. Il a adoré !

Et puis il est temps de commencer à marcher sur nos jambes. Notre idée de départ était de s'arrêter quelque part en route pour la nuit, mais aucun des villages traversés de nous a véritablement inspiré. On a quand même fait une pause pour manger un énoooorme bout de fromage de yak, qui m'a re-doppé pour disons 15 minutes. Le temps se couvre, devient gris puis carrément brumeux. J'ai mal de partout et Miko, en héros des temps modernes, m'offre de me porter mon sac pour quelques montées d'escaliers. On progresse comme des escargots, ca paraît sans fin. On voit le haut d'un escalier puis un autre s'ensuit et ainsi de suite pendant... 4 ou 5 heures. Enfin, au loin, on voit le signe de Ghorepani : on dort ici ce soir !!! On est arrivé !!!! Ah non, le village est plus loin. Ils ont sans doute foutu le panneau ici pour lancer un dernier défi psychologique aux marcheurs qui se croyaient arrivés. Ne pas se fier aux apparences, ne pas céder à la facilité... Bref. Encore des escaliers, pendant peut-être 10 mn mais je vous assure que ca paraît être une éternité. 

Une fois arrivés au village pour de vrai, on cherche l'hôtel le plus haut possible : demain, il faudra grimper un autre sommet à l'aube pour y voir le lever du soleil, apparemment un truc fantastique. Alors plus hauts on dort, moins on aura à marcher demain. On finit par se poser au Top Hill Hotel, il fait déjà nuit. Une douche froide pour bien se détendre (la blague), un plat frugal qui coûte une blinde (lieu hautement touristique du fait du lever de soleil + bah tout se porte à dos de bonhommes pour atteindre cet endroit), une discussion autour du feu avec des Français et une Russe. Le service de l'hôtel est vraiment pas sympa, il fait un froid de canard partout à part autour du feu et c'est franchement cher. Mais bon, au coin du feu, on oublie tout... 

Demain on se lève à 5h, alors dodo !








































































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