Lever tôt et départ pour l'aéroport de Pokhara, pour un vol vers Jomsom, au coeur de la chaîne des Annapurna. Yeti Arlines ou Bouddha Air ? Au final, aucun des deux. Les avions sont de nouveau cloués au sol. Michael fait une recherche rapide sur internet pour avoir plus d'infos : Google nous propose comme sites "Jomsom, règles de sécurité", "Jomsom, dernier crash en avril 2013 faisant XX morts", "Jomsom, sur la liste des 10 aéroports les plus dangereux au monde". C'est peut-être pas un mal qu'on ne puisse pas voler alors...
On retrouve nos Sud-Africaines et un couple de Canadiens. L'idée, c'est de surtout ne pas perdre de temps. Mais le système népalais est bien fait : des mecs sont payés pour rester à l'aéroport, et dès qu'un avion est annulé (cas fréquent), ils vendent des trajets en Jeep pour atteindre la destination souhaitée... S'ensuit une guerre des prix entre les 3 mecs présents. On finit par accepter une offre à un prix relativement raisonnable, nous promettant un trajet Pokhara-Jomsom en 6 heures. "Nepali time" comme on dit. 12 heures après nous atteindrons notre destination finale.
Les problèmes en route sont multiples : déjà, c'est 12h de piste, avec la tête qui cogne dans le plafond de la Jeep, le sable/poussière qui entre par tous les interstices, une légère nausée qui nous prend. La route est étroite, avec le ravin à côté, et parfois, ôôô surprise ! On voit un bout de bus en contre-bas dans la rivière. Il faut avoir la foi ici. Heureusement, les paysages sont grandioses !
Mais on se cogne aussi aux problèmes de mafias locales qui, voyant arriver une Jeep pleins de gens blancs, nous arrêtent sous prétexte que notre "plaque d'immatriculation est verte" est que donc on ne peut pas passer. En en discutant avec d'autres gens plus tard ayant vécus la même chose, selon les cas, il faut une plaque bleue ou jaune, il faut être touriste ou autochtone, bref, tous les prétextes sont bons pour faire des sous. Sauf que nous on a refusé de payer, et ca nous a fait perdre un temps fou en négociation, râlage et tutti quanti.
A cela s'ajoute que Socialtours, mon entreprise, ne nous a pas donné les bons permis de trek... Je vous dit pas l'angoisse au poste de police.
Bref, c'est dans la nuit qu'on a atteint Jomsom et dormi dans une petite guest house familiale où on était tout seuls. Il fait un froid de canard ici, pas de chauffage évidemment comme partout au Népal (on est habitué maintenant). Les toilettes sont dehors (typique là aussi) et il faut s'habiller comme un skieur pour s'y rendre, ou bien courir très vite pour ne pas avoir le temps de refroidir.
La soirée se finit sur une note magique : le ciel himalayen est si pur que la lune se reflète sur les sommets enneigés. Impossible de photographier ça, et c'est dommage, parce que c'est juste incroyable...
En bonus exclusif : une vidéo d'un bout de route avec comme angle l'intérieur de la Jeep, juste pour donner un aperçu de nos 12 heures de piste.

En bonus exclusif : une vidéo d'un bout de route avec comme angle l'intérieur de la Jeep, juste pour donner un aperçu de nos 12 heures de piste.
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